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Un étudiant arrêté au guichet de la sous-préfecture d’Antony et expulsé pratiquement sur le champ

vendredi 22 juin 2007, par _M. Franche Comté web

Interpellé le 19 juin au guichet de la sous-préfecture d’Antony, un étudiant iranien, Farshad Mobasher Fard, a été expulsé en urgence le 20 juin 2007.

Il était élève ingénieur à l’Ecole des Mines à Paris, sur le point de terminer un master en management industriel et systèmes logistiques et était d’autre part présélectionné pour un second master (à Paris VIII) pour 2007-2008.

Une OQTF (Obligation de quitter le territoire français) prise par la préfecture de Nanterre lui avait été signifiée par courrier. Mais ayant changé d’adresse, il n’en avait pas eu connaissance et n’avait donc pas pu la contester. C’est donc en toute bonne foi qu’il s’est présenté à Antony où il a été arrêté au guichet dans des conditions que le Conseil d’Etat qualifie de « déloyales ». C’est la deuxième fois que cela se produit à Antony.
Il semble en outre que cette OQTF ait été prise suite à une confusion : étudiant, ingénieur et iranien, Farshad Mobasher Fard avait semble-t-il travaillé pour une entreprise iranienne privée, homonyme dans sa transcription française d’une autre entreprise d’état liée au nucléaire. Il a fourni des explications qui ont confirmé sa version : le ministère de la défense aurait envoyé une autorisation spéciale à l’école des Mines.

C’est dire qu’à tout le moins, le dossier aurait dû être étudié de façon sérieuse. Tout au contraire la préfecture s’est dépêchée de le placer dans un avion, lui interdisant tout à la fois de se défendre et de soutenir sa thèse. Nul ne doute que c’est bien parce que la préfecture de Nanterre a son quota d’expulsions à remplir qu’elle semble se faire une spécialité de l’imprécision et de la précipitation brouillonne dans les procédures en expulsant tous ceux qui lui tombent sous la main.

Jugeant ces procédés inadmissibles, l’avocat de Farshad Mobasher Fard a déposé un référé liberté auprès du Tribunal administratif de Versailles.

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