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Expulsion d’un syndicaliste étudiant

La mobilisation du RUSF n’est pas parvenue à arrêter la mécanique policière

lundi 18 décembre 2006, par _M. Franche Comté web, _P. rusf-web

Le 7 décembre 2006, Daim Sidibé a été expulsé vers le Mali. Arrêté le 15 novembre, pratiquement en même temps que la famille Raba (le 16), l’étudiant syndicaliste de l’Université Toulouse le-Mirail est resté, comme eux, plus de 3 semaines en centre de rétention, ces « horreurs de la République » selon l’expression convenue.

Comme les Raba, le cas de Daim Sidibé a soulevé l’indignation et la mobilisation de son entourage proche tout d’abord, ses camarades étudiants et ses professeurs, puis bien au-delà. Comme pour les Raba, les autorités françaises ont utilisé tous les stratagèmes possibles pour déjouer les mobilisations citoyennes et militantes qui s’élèvent contre ces ignominies.

Par deux fois, la mobilisation des réseaux militants et de simples citoyens avait pourtant permis de retarder son expulsion.

Le Ministère de l’Intérieur a attendu la dernière minute pour procéder à son éloignement forcé. La police aux frontières a distribué des tracts intimidants aux passagers du vol pour Bamako pour les dissuader de s’y opposer. Les poursuites pour entrave à une mesure de reconduite à la frontière ne sont pas rares.

Le Réseau Universités Sans Frontières exprime sa plus profonde opposition à ce type d’expulsion d’étudiants régulièrement inscrits à l’université, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un syndicaliste étudiant. Une telle mesure fait fi de sa volonté de Daim de poursuivre ses études et son implication dans la vie de son université. Elle traite par le mépris les requêtes exprimées par toute la communauté universitaire de Toulouse le-Mirail.

Nous appelons donc au renforcement de notre réseau et de notre action en direction de la communauté universitaire, enseignant, personnel et étudiants. Ces derniers doivent exprimer de manière active leur solidarité envers leurs camarades étrangers, tout comme les enseignants et les personnels IATOS.

Nous rappelons à l’administration universitaire qu’elle a le devoir de préserver son autonomie face à l’intrusion constante des préfectures dans l’évaluation du parcours des étudiants étrangers. Les Présidents d’universités doivent notamment mettre tout en oeuvre pour faciliter l’action du Réseau Universités Sans Frontières.

Enfin, nous demandons à la Conférence des Présidents d’Universités de condamner publiquement l’éloignement de Daim Sidibé, comme celui de tout étudiant régulièrement inscrit.

Paris, le 17 décembre 2006

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