« Nous voulons les meilleurs étudiants du monde et pas ceux dont personne ne veut. » (Nicolas Sarkozy).
Les étrangers sont aujourd’hui menacés d’expulsion à tout moment, ils sont soumis à des politiques discriminantes de plus en plus dures. Sarkozy a mis en place sa nouvelle loi sur l’immigration, le CESEDA, qui à pour objectif « une immigration choisie et non subie », parallèlement il a sorti une circulaire pour résoudre le problème des familles étrangères ayant des enfants scolarisés. Résultat : sur 31000 dossiers déposés dans les préfectures seulement 6000 ont été régularisé. Toutes ces mesures ont pour but de reconduire à la frontière des centaines de milliers d’étrangers, et d’adopter une immigration corvéable au service des employeurs.
Les étrangers qui viennent faire leurs études en France n’échappent pas à ces politiques sélectives. S’inscrire à l’Université devient un parcours du combattant. L’administration universitaire ne leur délivre souvent pas l’ensemble des papiers justifiant leur inscription, souvent précaires ils ne parviennent pas à accéder à un service social universitaire sous- financé. Actuellement, afin de renforcer ses mesures, le gouvernement met en place des CEF (Centre d’études en France) : les consulats et les préfectures sélectionnent les étudiants étrangers selon des critères de rentabilité (« pour le rayonnement de la France » Sarkozy). De plus, les préfectures, en application des directives de Sarkozy, sont intransigeantes, obtenir un titre de séjour relève de l’impossible. Les droits des étudiants étrangers sont inexistants, ils n’ont pas accès aux aides et prestations sociales que touchent les étudiants français. Avec la précarisation du milieu universitaire, ses étudiants sont doublement discriminés par le système.
Les étudiants étrangers de l’université de Savoie n’échappent pas à cette réalité. Premièrement l’université ne leur délivre pas leur carte d’étudiant s’ils n’ont pas un récépissé de demande de carte de séjour délivré par la préfecture, néanmoins ils doivent s’acquitter des frais d’inscriptions. La préfecture remet ce récépissé à l’étudiant s’il répond à plusieurs critères : logement stable, ressources financières « suffisantes » ( 421 euros mensuel), …Or un étudiant étranger n’a le droit de travailler qu’à condition d’être porteur d’un titre de séjour. Il faut donc des ressources stables pour obtenir un récépissé mais celles-ci ne peuvent s’obtenir sans titre de séjour. Les étudiants étrangers entrent dans un cercle vicieux qui accroît un peu plus encore leur précarité.
Quant au logement, le CROUS ne se donne aucun moyen pour les aider. De nombreuses chambres universitaires sont libres mais aucune ne leur est attribuée… Quand on observe les prix des logements privés et le nombre de conditions qu’il faut maintenant remplir (caution, …), il est de notre devoir de s’interroger sur la possibilité des étudiants étrangers à étudier dans des conditions décentes.
Suite à ce constat le Réseau Université Sans Frontière s’est créé sur l’université de Savoie.
Si vous connaissez des étudiants étrangers qui connaissent ces difficultés une permanence se tient tous les lundi à 18h au local de l’UNEF. Si vous êtes sensibilisés par ces problèmes, venez avec nous pour réfléchir aux solutions.
Prochaine réunion : mardi 24 octobre à 18h00 à Jacob salle 2100
UNEF, Chiche !, LCR jeunes, SNESUP, FSU, MJS, Sud éducation, FERC-supCGT