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Contrôle des papiers des étudiants étrangers à l’Université de Franche-Comté : des justifications confuses et peu convainquantes

samedi 7 mars 2009, par _M. Franche Comté web

RUSF Franche-Comté
28 février 2009
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Le Réseau Universités Sans Frontières de Franche-Comté prend acte des réponses du Président de l’UFC à l’Est Républicain (« Du nouveau pour les étudiants étrangers », Joël Mamet, 28/02/09) et tient à apporter un certain nombre d’éclaircissements.

Tout d’abord, les exemples de personnes entrées illégalement sur le territoire français et désireuses de s’inscrire à l’université sont rarissimes et inconnus en Franche-Comté. Les cas d’étudiants défendus par le RUSF sont de trois ordres :
- les étudiants étrangers qui éprouvent des difficultés, redoublent ou se réorientent* ;
- les demandeurs d’asile qui se sont inscrits à l’université et qui ensuite sont déboutés ;
- les personnes entrées en France avec le mauvais visa.

Dans tous les cas, ces étudiants sont des victimes de la machine à fabriquer des sans-papiers. Il est totalement faux d’avancer que la levée des contrôles des papiers des étrangers à l’UFC va provoquer un afflux sans précédent de personnes en situation irrégulière.

L’adhésion de l’UFC au Centre pour les Etudes en France (CEF) ne va en rien améliorer la situation des étudiants étrangers. En effet, la création des CEF n’a pas facilité l’obtention des visas puisque les consulats gardent le maître mot. Si, en Asie notamment, un avis positif du CEF donne peut-être l’assurance d’avoir un visa ; cela ne signifie pas que tous les étudiants qui passent par le CEF obtiennent un avis positif ! En Afrique et au Maghreb, un avis positif du CEF ne signifie même pas l’octroi d’un visa. Par contre, les frais encourus par ces candidats aux études en France ont été décuplés.

Quoi qu’il en soit, nous nous étonnons que le Président présente cette adhésion comme un fait acquis alors que la décision incombe au Conseil d’Administration.

La création d’un « guichet unique » ne modifie rien non plus à la situation des étudiants sans papiers. Nous accompagnons déjà les étudiants étrangers en difficulté à la préfecture, nous continuerons à le faire dans ce « guichet unique ».

Enfin, l’exemple donné des étudiants ivoiriens hébergés à l’asile de nuit est inopérant puisque ces étudiants étaient en situation régulière. Dans de tels cas, l’Université de Franche-Comté devrait intervenir auprès du CROUS pour que la réalité des salaires dans la plupart des pays d’origine deces étudiants soit prise en compte. Ces étudiants ont été acceptés et ils doivent être traités avec respect.

Pour toutes ces raisons, nous nous déclarons nullement satisfaits par les réponses apportées par le Président de l’UFC et appelons à poursuivre les signatures de notre pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article17939.
RUSF-FC
Besançon, le 28 février 2009

P.-S.

* A ce sujet, le Conseil d’Administration de l’UFC avait adopté la motion suivante le 7 février 2007 : « [L]e CA s’inquiète de la multiplication des cas d’étudiants étrangers sans-papiers et menacés par l’intrusion des préfectures dans leur cursus universitaire et dans leur vie privée. Il proteste contre les refus de renouvellement de titres de séjour à des étudiants étrangers sous des prétextes matériels et n’accepte pas que les préfectures s’arrogent un droit de regard sur les parcours universitaires, jugeant seules, arbitrairement et sans compétence ni légitimité pédagogique du « sérieux » et de la « réalité » des études suivies pour décider que telle personne n’aura plus droit à un titre de séjour pour étudier en France. »

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