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Compte-rendu de la journée internationale des migrant·e·s à Dijon

mercredi 26 décembre 2007, par _M. Savoie web

À Dijon comme dans beaucoup d’endroits, le 18 décembre fut l’occasion de rappeler l’existence d’une catégorie de personnes qui, par choix ou pas, migrent vers des horizons nouveaux. La journée des migrant·e·s nous rappelle que ces derniėr·e·s sont plus ou moins stigmatisé·e·s selon leur origine, et que de celle-ci dépendent généralement leurs conditions de vie.

Vus les chiffres et les méthodes pratiquées, cette journée nous rappelle aussi que Dijon n’est pas un endroit où il fait bon migrer : dénonciations, rafles et contrôles au faciès sont le lot quotidien de nos immigrant·e·s dijonnais·es. Il faut dire qu’en ces temps où l’histoire se répète, il vaut mieux être né·e du bon côté de la frontière.

Plusieurs évènements ont eu lieu à Dijon en solidarité aux migrant·e·s en lutte, notamment organisés par le Réseau Université Sans Frontières de Dijon (RUSF21). Cela a commencé à midi, où une trentaine de personnes ont partagé un repas à l’Université de Bourgogne. Bien que les échanges fussent très fructueux et conviviaux, un bon nombre d’étudiant·e·s (dit·e·s conscientisé·e·s) ont brillé par leur sens de la solidarité et de la collectivité/convivialité, préférant ainsi manger un sandwich de chez Mc Do, parfois même dans la salle où a lieu le repas, que de soutenir une lutte qui ne peut avoir aucun positionnement sur l’échiquier politique et dépasse tous les clivages habituels.

La journée s’est poursuivie avec un rassemblement de soutien aux migrant·e·s et pour la liberté de circulation, qui a eu lieu à 18h30 devant la préfecture de la Côte d’Or. Une quarantaine de personnes ont répondu présent à l’appel, et cela malgré le froid et les courses de noël. Ce rassemblement, malgré le nombre réduit de personnes, a été égayé par de nombreux fumigènes, ainsi que par une sono qui diffusait des chansons dénonçant les restrictions de circulation. Au bout d’une heure, un groupe de personnes a décidé de se réapproprier la rue et de repartir en musique à travers les ruelles de la ville, tout en scandant des slogans contre les politiques migratoires actuelles, et ainsi essayer de sortir les Dijonnais·es de leur vie bureaucratisée. Une partie du cortège a ensuite
rejoint l’Eldo pour une projection-débat du film « Bolivia » contant les migrations en Amérique Latine et le racisme auquel sont confronté·e·s les migrant·e·s.

Une journée de mobilisation en soutien aux migran·te·s ne pourrait
centrer l’attention que sur une seule date, alors que les luttes sont
quotidiennes. Cela n’empêche qu’il est important de donner une
visibilité à ces luttes que mènent les migrant·e·s.

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