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Après l’expulsion de Souad, la chasse aux étudiants étrangers continue !

dimanche 4 mars 2007

Trois étudiants interpellés à leur domicile en moins d’une semaine à Lyon. Il faut que la chasse s’arrête !

Souad a été expulsée mercredi matin dans l’urgence et en toute discretion. Souad a été prévenue à 6h le matin même qu’elle serait reconduite par un vol de 10h vers l’Algérie. Alors qu’elle devait initialement être expulsée vers Oran, elle a finalement été contrainte d’embarquer à 9h pour un vol en direction d’Alger. Tout a été orchestré afin d’empêcher quelconques réactions qui auraient pu entraver son expulsion !

La préfecture savait qu’elle tentait d’expulser une étudiante sérieuse et soutenue par l’ensemble de la communauté universitaire. Elle a eu peur d’une moblisation d’ampleur et a donc agit précipitamment et en catimini afin d’ éviter de se retrouver dans une situation ingérable pour elle.

Malgré son expulsion, un rassemblement le soir même en soutien à Souad a réuni plus d’une centaine de personnes. C’est lors de ce rassemblement que le Réseau Universités Sans Frontières apprenaît que deux nouveaux étudiants se trouvaient au centre de rétention.

Mamadou Abdoulaye LY, étudiant en troisième année de doctorat de lettres à l’université Lyon 3, a été interpellé chez lui le mardi 27 février. En attente du renouvellemnt de son passeport, ce qui l’empêchait de recevoir un nouveau titre de séjour, il a été interpellé chez lui ! Suite à l’intervention du consulat du Sénégal qui a reconnu les délais important avant un renouvellement de passeport pour ses ressortissants, la préfecture a fait marche arrière et a abrogé jeudi soir l’arrêté de reconduite à la frontière. Dénouement heureux mais qui n’a pas évité à cet étudiant de passer 48h en rétention à cause d’une préfecture tellement pressée d’expulser un maximum d’étrangers qu’elle interpelle de plus en plus aveuglément !

Poncia NZAK’ATH, est lui au centre de rétention depuis le 20 février. Il a également été arrêté à son domicile et ce le même jour que Souad ! Il est étudiant en Master 1 de génie des procédés à l’université Lyon 1. Fuyant la guerre au Congo-Brazzaville, il a rejoint son père en France en 2001. Poncia n’a plus aucune attache dans son pays d’origine, toute sa famille est en France ! Il touche aujourd’ hui une bourse du gouvernement français pour financer ses études. On marche sur la tête, un ministère lui accorde une aide afin de poursuivre ces études en France pendant qu’un autre tente de le reconduire vers un pays où rien ni personne ne l’attend.

Face à cet acharnement à l’encontre des étudiants étrangers, à cette chasse organisée, trois d’entre eux arrêté à leur domicile en moins d’une semaine !
Pour réclamer le droit à tout étudiant qui a entamé des études en France de pouvoir les poursuivres dans les meilleures conditions.

Le réseau Universités sans Frontières poursuit la mobilisation et appel à un nouveau

rassemblement lundi 5 mars à partir de 18h devant la préfecture de Lyon (rue Dunoir)

Souad doit pouvoir revenir, Poncia ne doit pas partir !

Soyons le plus nombreux posssible pour dénoncer l’expulsion de Souad et réclamer son retour le plus rapidement possible. Pour exiger la libération et la régularisation de Poncia.

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