vendredi 12 octobre 2007, par C. Clermont web
Depuis la rentrée, la chasse effrénée à ceux dont le seul tort est d’avoir choisi la France pour étudier s’est intensifiée, sous l’impulsion du président Sarkozy et de son ministre Hortefeux. Plus que jamais, l’obtention d’un titre de séjour mention « Étudiant » relève du parcours du combattant. L’instauration des CEF (Centres pour les Études en France) dans les pays d’origine a permis de déplacer, dans une opacité totale, la sélection propre à l’immigration choisie, et développe une logique dangereuse de traçage et de fichage de l’étudiant étranger. Les étudiants auxquels le renouvellement de titre de séjour a été refusé en cours de cursus se retrouvent sans papiers, et vivent dans l’angoisse quotidienne d’un contrôle policier ou d’une rafle.
La situation dramatique des étudiants sans papiers est emblématique d’un contexte général de chasse aux migrants : en cinq ans, nous aurons eu droit à quatre lois, à de multiples décrets et circulaires, à tout un arsenal d’inspiration xénophobe et raciste, à une inacceptable atteinte aux – déjà faibles – droits des étrangers. Demain, une n-ième loi, où s’illustre Brice Hortefeux, à la tête du sinistre Ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du co-développement, sera soumise à l’avis du Conseil Constitutionnel.
Contre cette loi, radicalement contraire aux principes d’égalité et de non-discrimination de la Convention internationale des Droits de l’Enfant (ratifiée par la France), de la Convention internationale des migrants, de la convention de l’ONU… , contre l’instauration de tests ADN, contre la proposition d’exclusion de l’hébergement d’urgence, contre l’intrusion arbitraire de la Préfecture en matière de suivi pédagogique, contre toutes les sélections de l’immigration choisie, les Centres pour les Études en France, et autres mesures de discrimination, contre toutes les restrictions du droit des étrangers, étudiants, malades, travailleurs, familles,
RUSF 63 et RESF 63 participent à la journée nationale Universités sans papiers pour manifester leur volonté commune de voir appliquer une autre politique, respectueuse des familles, des enfants, des travailleurs immigrés… et des étudiants étrangers.
L’accès à l’ensemble de ces manifestations est ouvert à tous.